Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 22:19

Paris-Bruxelles

 

Premier mai, muguet et cheminots

N’allez pas à Paris, il y a des manifestations ! La France, c’est Le pays des manifestations. En ce premier mai, toutes les personnes rencontrées déconseillent de se rendre dans la capitale.

D’Orléans, la remonté se fait lentement vers le Nord, vers Fontainebleau.

 

À Pithiviers, au musée des transports, une ancienne locomotive à vapeur emportent les visiteurs au rythme saccadé d’une ancienne voie ferrée. Le VEAH va concourir contre l’ancien tortillard centenaire. La course entre la locomotive à vapeur et la voiture électrique est engagée. Surtout pour la caméra car le train n’évolue qu’à une vitesse maximale de 45 kilomètres à l’heure. 

 

À 75 kilomètres des portes de Paris, à Malesherbes, la tension de la ville déteint sur le moral des habitants. Le petit village, la mairie, une place fleurie, un café. Une population métissée qui ne se mélange pas. C’est le cas dans de nombreux villages qui se transforment en banlieue. Des zones rurales qui se muent en dortoirs de parisiens, ruraux d’adoption.

 

Un week-end à la ferme

Près de Soissons, je retrouve Félix et Laurette, fervents lecteurs des communiqués diffusés sur les sites. Ils sont agriculteurs. Lui produit du grain, elle élève des moutons. Félix a essayé de faire du « bio » il y a 15 ans. Trop tôt, trop compliqué, pas assez de soutien. Aujourd’hui ce serait possible, mais il a décidé de mieux traiter la terre. Avec un assolement et une diversification de plantes différentes, il traite moins ses terres et les rend moins toxiques.

Un gros tracteur trône sous un hangar. Avec dix pour cent de ses terres cultivées au colza, il pourrait faire fonctionner toute la ferme au biocarburant. Mais voilà, le colza ne peut pas se transformer en carburant à la maison. Et puis, il n’y a pas véritablement de législation protégeant les utilisateurs d’une éventuelle taxe ou une amende en cas d’utilisation sans déclaration.

 

Enfin Paris

6 heures du matin, le VEAH prend la direction de Paris.

Les prises de vue s’enchaînent : Paris carte postale, de Notre Dame à la tour Eifel.

À la Mairie de Paris, un podium. Des manifestants contre de nouvelles lois concernant l’enseignement. La Mairie affiche son soutien aux victimes du Sida à travers le monde.

Puis ce sera le Centre Beaubourg. Avec ses manifestations, les policiers, et les chanteurs contestataires. Paris de la contestation, Paris de l’ordre et de la sécurité.

Paris a bien changé en quelques années. Le Velib fait merveille et fonctionne très bien aux dires des usagers. Une réussite pas gagnée d’avance qui ne fut pas populaire à son lancement. Aujourd’hui, Paris est devenue plus facile à pratiquer en vélo. Les comportements au volant se sont adoucis. 20 heures, le VEAH quitte Paris.

 

Le Nord

Une première frite à Tergnier, près de Saint-Quentin. La tente est plantée sur le terrain du propriétaire de la Frite à Gogo qui nous offre les boissons. Tout le monde se sert la main ici. On ne connaît personne, mais cela n’a pas d’importance. Le patron du troquet a été au Sénégal en 1978. Il a été reçu par un roi manjak de Casamance. Le monde est petit, j’étais là-bas il y a deux mois.

Le ciel est terne, il fait couvert, mais il ne pleut pas. C’est déjà le Nord. Bientôt la Belgique et le retour.

 

Belgique, dernier pays

A 70 km de Bruxelles, je rencontre des fermiers hollandais venus s’installer à Ghlin, près de Mons, en Belgique. À les écouter, ils semblent représenter une première vague de « réfugiés climatiques ». Aux Pays-Bas, les terres deviennent inabordables, les régions achètent des terres pour les transformer en réserves naturelles, les serres ne rapportent plus autant qu’avant en raison de la délocalisation de la production de fleurs vers l’Afrique ou l’Amérique latine. L reste de la famille, tous des fermiers peinent à maintenir leur exploitation viable.

Le fils aîné tond la pelouse avec un moteur à eau ! À 15 ans, il a réinventé le moteur à hydrogène !

Ce matin, une équipe de la RTBF suit le dernier jour pour l’émission Au Quotidien. Au petit matin, dès l’ouverture de la tente, une journaliste me tend un micro…

 

La suite dans le dernier communiqué Dakar-Paris-Bruxelles No OIL

 

Xavier Van der Stappen, Ghlin, le 7 mai 2009

 

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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 18:48

 Vers Paris

 

Depuis La Rochelle, ville quittée après une conférence de presse à l’Hôtel de Ville, je rentre dans les terres en directions de Niort, ville d’assureurs me dit-on. Une ville d’assureurs, c’est assez étrange et plutôt spécifique. Je n’ai pas le temps de creuser cette information. Le fait est que cette ville n’est pas grande et qu’elle se traverse en VEAH en moins de vingt minutes. Cette halte m’offre la possibilité de prendre contact afin de mettre sur pied le passage à Paris et le retour à Bruxelles.

 

À la campagne, sous la pluie

Le lendemain, je mets le cap sur Poitiers, où je serai accueilli au Futuroscope. J’ai hâte de connaître les perspectives d’avenir proposées par ce site reconnu. En traversant les champs de colza sous la pluie, j’ai tout le loisir de réfléchir à cette visite. Le colza sent fort, trop fort. Me vient alors la pensée qu’il pourrait s’agir de plantes transgéniques. L’odeur n’ayant bien évidemment rien à voir avec la composition génétique de la plante.

Vivre à la campagne peut se révéler plus nocif pour la santé que vivre en ville. Les fertilisants déversés en masse, les insecticides pulvérisés, les intrants douteux, tant de produits qui doivent voyager au gré du vent. Est-ce le prix à payer pour une rentabilité à l’hectare aux normes attendues par l’industrie agroalimentaire ?

Je pense qu’on mange sans doute plus sainement dans les villages d’Afrique, car là-bas, les agriculteurs n’ont pas les moyens de déverser sur leurs champs quelques produits phytosanitaires ou engrais. Ils n’ont sans doute pas les moyens, d’engraisser artificiellement leur bétail.

Sous cette pluie battante, dans une température avoisinant les dix degrés, j’arrive à garder mon optimisme en pensant à toute cette eau qui tombe du ciel pour le bien de ce tapis vert qui s’étend dans la campagne à perte de vue. Je me souviens alors d’une phrase de Luc Simonet, fondateur de la Ligue des Optimistes qui s’exclamait : quelle belle journée de pluie !

Cela aide même si la capote du VEAH ne protège pas vraiment de la pluie et que celle-ci m’empêche de distinguer les aspérités de la route.

 

Le futur de Poitiers ?

Chaleureusement accueilli par le service de presse, nous déambulons dans les allées du Futuroscope. En terme de futur, nous débutons par la vision un film en haute définition sur les beautés de la nature dont le plan final monter un cargo qui dégaze en mer. Ensuite, nous sommes conviés à assister à une course de véhicules de l’espace qui traversent des forêts de torchères, des autoroutes en ruine et des montagnes de dépotoirs.

Enfin quelque chose de plus concret avec la visite d’une maison éco-logique. Elle produit de l’électricité, mais en consomme bien plus. Parmi les sponsors de cette installation : EDF, GDF qui verraient d’un mauvais œil que les privés se passent de leurs services. Cette maison s’étend sur 300 mètres carrés. Mieux vaut envisager son implantation à la campagne, en terrain dégagé, tenir compte des normes urbanistiques des lieux… tout cela relègue cette habitation du futur au plan de vitrine technique de ce qui existe aujourd’hui sans véritablement correspondre à une solution d’avenir. Nous sommes loin des maisons passives ou positives déjà existantes.

Le plan de l’habitation ressemble à ces cases à apluvium du Sénégal. Le guide évoque des atriums de la Rome antique. Force est de constater qu’il ne s’agit pas d’une grande nouveauté.

 

Ici, pas de perspectives concernant la mobilité. Mis à part, les étranges porteurs électriques, sortes de caisses à deux roues sur lesquelles filent silencieusement le personnel.

Le décor peut paraître futuriste. Des élancées architecturales de verre et de béton en forme de sphères ou de cristaux. Une petite éolienne blanche se détache sur la façade noire d’un bâtiment composée de piliers évoquant une cathédrale sombre et triste.

J’étais venu chercher le futur, je trouve un décor de carton pâte contenant nombre d’attractions ludiques, mais pas forcément didactiques.

 

Amboise du futur

Toujours à la recherche de solutions pour une mobilité du futur sans pétrole, j’emprunte la vallée de la Loire sur les traces d’un inventeur de génie. À Amboise, le château du Clos Lucé expose des maquettes des machines dessinées par Leonardo Da Vinci. Un vélo mu par un pédalier entraînant une chaîne, une voiture à ressorts, un char d’assaut propulsé à l’aide de manivelles, un hélicoptère, un planeur… le présent, le futur venant du XVIe siècle !

Le personnel utilise une voiturette électrique pour parcourir les 7 hectares du parc. Les batteries se recharge une seule fois par semaine. Le véhicule ne peut malheureusement pas parcourir les routes de la ville car il n’est pas homologué pour cela.

 

À Tours, Daniel Delestre vend des voitures sans permis. Des petites voitures consommant moins de trois litres. À la vitesse de 45 km/h maximums, elles roulent 400 km à l’aide d’un moteur de 600 cc. Sa clientèle : des veuves, des déchus de leur permis, des personnes âgées vivant à la campagne… Le bilan n’est pas réjouissant. Il attend la nouvelle génération de voitures électriques. Mais leur prix risque de décourager nombres de clients potentiels. Cela tient du coût des batteries. Exorbitant !

 

L’heure des bilans a presque sonné.

Je suis à plus de 200 kilomètres de Paris. Plus de 5000 kilomètres ont été parcourus depuis Dakar. J’ai quitté Dakar le 20 mars, nous sommes le 30 avril. À cela, je déduis une semaine de tournage dans un parc national en Mauritanie. Cela fait donc environ un mois de route. Ce qui sera bien plus parlant, ce sera le nombre d’heures en rapport aux kilomètres parcourus. En tout, près de 170 heures passées sur la route. En voiture, la plupart des voyageurs se rendent à Dakar en trois semaines depuis Bruxelles. La différence entre une voiture et le VEAH serait d’une semaine sur un mois soit le quart du temps. L’engin d’un poids de 40 kilos à vide, emporte plus de 150 kg à la vitesse moyenne de 42 km/h sur le plat en Afrique et de 36 km/h en Europe en raison du trafic. Trois batteries, de chacune 3 kilos, environ offrent une autonomie de 3 heures et demie à 7 heures au total et permettent de couvrir de 120 à 180 km. Une charge dans la journée a permis d’atteindre la distance record de 287 km. Sur la partie africaine du trajet, le vent de face a été dominant.

Le véhicule a été photographié un bon millier de fois, principalement par des automobilistes utilisant leur téléphone portable. Il y a eu une cinquantaine d’arrêts pour satisfaire la curiosité des policiers, gendarmes et gardes civils du Maroc, d’Espagne et de France.

De Dakar à Paris, des milliers de sourires, de cris d’étonnement, de gestes encourageants, de pouces levés en signe de satisfaction, de longues files d’automobilistes curieux, de termes élogieux : « la Ferrari électrique » au Sénégal, « la belle voiture » en Mauritanie, verry nice car à Gibraltar, guapa en Espagne…

Un voyage marqué par les dizaines de rencontres effectuées lors des haltes. Le VEAH a véritablement joué son rôle de fil conducteur pour des échanges sur une mobilité de demain, de support à des débats sur un monde futur sans pétrole.

Le VEAH est un bon ambassadeur de l’optimisme. Les milliers de sourires en témoignent.

Je pense souvent à toutes ces personnes qui ont vu passer le VEAH sans savoir de quoi il s’agit et qui ont probablement échangé leurs remarques, des couples de personnes âgées qui ont débattu de cette vision furtive, des enfants aux regards éblouis qui rêveront peut-être de voitures aérodynamiques. J’aime à penser que le VEAH est passé sur les routes en laissant une traînée de poudre d’optimisme.

Bientôt Paris, puis Bruxelles.

 

Xavier Van der Stappen, Blois, France, le 30 avril 2009

 

 

-       Communiqué 1 - Sidi Ifni, Maroc, le 11 février 2009

-       Communiqué 2 - Nouakchott, Mauritanie, le 19 février 2009

-       Communiqué 3 - Dakar, Sénégal, le 24 février 2009

-       Communiqué 4 - Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009

-       Communiqué 5 - Ziguinchor, Casamance, Sénégal, le 7 mars 2009

-       Communiqué 6 - Saint-Louis, Sénégal, le 12 mars 2009

-       Communiqué 7 - Koungheul, Sénégal, le 17 mars 2009

-       Communiqué 8 - Saint-Louis, Sénégal, le 21 mars 2009

-       Communiqué 9 - Djawling, Mauritanie, le 25 mars 2009

-       Communiqué 10 - Nouakchott, Mauritanie, le 27 mars 2009

-       Communiqué 11 - Bou Anouar, Mauritanie, le 31 mars 2009

-       Communiqué 12 - Essaouira, Maroc, le 6 avril 2009-04-08

-       Communiqué 13 - Tanger, Maroc, le 12 avril 2009

-       Communiqué 14 - Gibraltar, le 14 avril 2009

-       Communiqué 15 - Almeria, Espagne, le 17 avril 2009

-       Communiqué 16 – Valencia, Espagne, le 20 avril 2009

-       Communiqué 17 – Barcelone, Espagne, le 22 avril 2009

-       Communiqué 18 - Niort, France, le 27 avril 2009

-       Communiqué 19 – Blois, France, le 30 avril 2009

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:58

Niort, France, le 27 avril 2009

 

Déjà un mois de voyage !

Voici que le VEAH passe la frontière de l’Espagne en direction de la France. Les Pyrénées n’ont pas été trop difficiles à franchir.

Mais, reste ces problèmes de déraillement de la chaîne et le réglage des pignons. Voici déjà quatre ateliers de vélos visités et le problème n’est toujours pas résolu. Après 4 000 km, la chaîne n’est plus dans l’axe et déraille à chaque passage de grands paliers. C’est un réel souci qui m’a permis de parler avec des spécialistes qui ne jurent que par le vélo électrique, si toutefois, les batteries peuvent être accessibles financièrement. C’est à leurs yeux, une réelle solution d’avenir dans la mobilité urbaine à venir.

En Espagne, Jorge de Gérone, vendeur de vélos, m’explique que les bicyclettes coûtent 30% de moins que dans le reste de l’Europe. Les vélos allemands qu’il vend sont moins chers qu’en Allemagne ! Même chose en ce qui concerne les vélos néerlandais, belges ou italiens.

La Chine produit la plupart des pièces. Un vélo vendu plus de 300 euros en Europe, vaut à peine 35 euros livré au port. La différence fait vivre les intermédiaires.

 

Narbonne – Carcassonne

De Gérone en Espagne à Narbonne, une seule journée pour franchir les Pyrénées et gagner le Sud-ouest. La France est le septième pays traversé durant ce voyage. La route est superbe. Le vent souffle très fort, il soutient l’allure du VEAH. Au pied des Pyrénées, le couloir de vallées relie la Méditerranée à l’Atlantique. À gauche, les crêtes enneigées, à droite les champs jaunes or de colza.

La citadelle de Carcassonne domine la vallée de l’Aude. Le VEAH n’atteindra pas les ponts-levis. Monté trop raide, pavés « moyenâgeux ». le VEAH n’est pas fait pour les châteaux forts d’une autre époque. Il m’est d’ailleurs difficile d’imaginer les chariots emprunter les chemins pavés à une époque où les suspensions restaient sommaires faites de lanières de cuir.

 

De la ville Rose à Agen

Une centaine de kilomètres séparent les deux villes.

Le départ est donné à 21 heures de la grande banlieue de Toulouse où je me suis perdu en raison des nombreux travaux. Les départementales s’enchaînent. En ce vendredi soir pas grand monde sur les routes. Les chauve-souris, les lièvres détallent au dernier moment car le VEAH ne fait pas de bruit.

 

La pluie commence à tomber. Plus de 270 kilomètres au compteur électrique ! Arrivé à Agen avant minuit, juste à temps pour le rendez-vous avec Eric Lange, animateur de l’émission Allo la Planète de France Inter. Il est deux heures du matin. J’achève les communiqués avant de passer une courte nuit pour reprendre les manettes et les pédales du VEAH. Direction Bordeaux, ou France 3 devrait couvrir le passage et me permettre de parler de la mobilité du futur, des utopies des gens rencontrés le long de cette longue route.

 

D’Agen à l’île de Ré

Quittant Agen de bonne heure, le VEAH s’engage dans la vallée de la Garonne pour rejoindre Bordeaux en fin de journée. Les départementales offrent de beaux paysages vallonnés ponctués de fermes aux murs de grès. La chaîne tient le coup dans le pédalier.

À La Brèche, j’emprunte des petites routes de campagnes pour contourner la capitale de la Gironde. Sur les panneaux routiers, les noms de grands crus se succèdent. La traversée du Médoc est fantastique en cette fin de journée. Dans le ciel, des traînées couleurs rose couvrant les coteaux de vignes et les tours des châteaux réputés pour leur nectar. Aux vignobles, succèdent les forêts de pins sous lesquels de belles bâtisses s’étendent. Particularité de la région, les maisons n’ont ni barrière, ni délimitation. Elles s’intègrent à merveille dans le paysage.

Je dors à la belle étoile dans un bois aux plantes grimpantes. La nuit, le chant des rossignols égaye le sous-bois de marronniers en fleur dominé par la voûte étoilée.

Le bac reliant La pointe du Grave à Royan est pris vers 9 heures. Il ressemble à ces bateaux qui relient les îles de Norvège. Un dépaysement d’à peine une demi-heure. Une seconde traversée à bord d’un bateau avec les 16,5 kilomètres du Détroit de Gibraltar qui séparent l’Afrique de l’Europe. Une seconde concession durant ce voyage No OIL. Sans essence, dans ce monde, cela reste difficilement réalisable.

 

L’île de Ré

Promenart, tenu par un galeriste de Sydney, m’accueille pour la journée de ce dimanche. Il fait étrangement froid, mais il ne pleut pas. Le VEAH exposé comme une œuvre d’art après plus de 4500 km de route attire les badauds et les invités de la galerie. Une expérience peu commune mais très intéressante offrant un prétexte à évoquer la mobilité « post-pétrolière ». L’île de Saint-Martin de Ré est bondée en cette fin de vacances de Pacques. Demain, ce sera l’hôtel de ville de La Rochelle qui fera honneur à cette expédition insolite.

Sous les lambris de la salle des mariages, de ce superbe monument classé, l’idée est lancée avec l’élu en charge de la mobilité, de mettre sur pied un « La Rochelle – Essaouira », ville marocaine jumelée avec la cité de la voile.

 

Xavier Van der Stappen, Niort, France, le 27 avril 2009

 

 

-       Communiqué 1 - Sidi Ifni, Maroc, le 11 février 2009

-       Communiqué 2 - Nouakchott, Mauritanie, le 19 février 2009

-       Communiqué 3 - Dakar, Sénégal, le 24 février 2009

-       Communiqué 4 - Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009

-       Communiqué 5 - Ziguinchor, Casamance, Sénégal, le 7 mars 2009

-       Communiqué 6 - Saint-Louis, Sénégal, le 12 mars 2009

-       Communiqué 7 - Koungheul, Sénégal, le 17 mars 2009

-       Communiqué 8 - Saint-Louis, Sénégal, le 21 mars 2009

-       Communiqué 9 - Djawling, Mauritanie, le 25 mars 2009

-       Communiqué 10 - Nouakchott, Mauritanie, le 27 mars 2009

-       Communiqué 11 - Bou Anouar, Mauritanie, le 31 mars 2009

-       Communiqué 12 - Essaouira, Maroc, le 6 avril 2009-04-08

-       Communiqué 13 - Tanger, Maroc, le 12 avril 2009

-       Communiqué 14 - Gibraltar, le 14 avril 2009

-       Communiqué 15 - Almeria, Espagne, le 17 avril 2009

-       Communiqué 16 – Valencia, Espagne, le 20 avril 2009

-       Communiqué 17 – Barcelone, Espagne, le 22 avril 2009

-       Communiqué 18 - Niort, France, le 27 avril 2009

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:44

 L’Espagne de l’Est

 

Pneus crevés et fleurs d’oranger

Premier pneu crevé. Malheureusement, il s’agit de la roue arrière. Le lendemain, second pneu crevé. Cette fois, l’avant droit. A plus de cinquante kilomètres à l’heure, les chambres à air se pincent sur les yeux de chats des voies rapides espagnoles. La troisième chambre à air crevée en Espagne le ser au nord de Valence dans les mêmes conditions sur l’autoroute, incontournable sur cette partie de la côte.

 

Des kilomètres de plantations d’orangers parfument la route de Valence. Les arbres sont en fleur. Un parfum si puissant, fort, doux et enivrant, qui ressemble au jasmin.

 

Valencia, ville de lumières

L’entrée dans Valence se fait par le Sud. Tout d’abord le port de l’America’s Cup, puis la cité ultra-moderne de l’art est des sciences. Un décor de verre et de béton, une débauche de défis architecturaux. La ville ancienne est bien plus chaleureuse. Une ville propre et éclairée comme un château de Disneyland. Une débauche d’ampoules et de guirlandes de lumières reliant les commerces et les restaurants. Valence serait-elle une vitrine espagnole devenue cosmopolite ?

 

Valence – Barcelone, la catalane

Une superbe route de montagne quitte la côte en direction de l’intérieur des terre en direction de Ilafranca del Penedès. C’est l’occasion de prendre le VEAH pour une voiture de course lancée dans les routes en lasset ressemblant aux flancs du Mont Ventoux. Et puis, au détour d’un virage, l’aéroport de Barcelone apparaît en bord de mer. C’est la descente vers la côte, le retour aux zones balnéaires et touristiques.

De Barcelone à Malgrat, la seule route longe la voie ferrée qui délimite la plage. Les rails passent à moins d’une vingtaine de mètres de la grande Bleue. Un désastre en terme d’aménagement du littoral. La Costa Dorada constitue sans doute le bout de côte le plus triste d’Espagne.

De Barcelone à la frontière française, il reste près de 170 kilomètres à parcourir. Je n’avais pas réalisé que Barcelone était si proche de la France !

La route quitte la côte pour monter vers Gérone, la dernière ville importe avant la France. Une cité d’affaires, possédant un aéroport important.

 

Xavier Van der Stappen, Barcelone, le 22 avril 2009

 

 

-       Communiqué 1 - Sidi Ifni, Maroc, le 11 février 2009

-       Communiqué 2 - Nouakchott, Mauritanie, le 19 février 2009

-       Communiqué 3 - Dakar, Sénégal, le 24 février 2009

-       Communiqué 4 - Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009

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-       Communiqué 16 – Valencia, le 20 avril 2009

-       Communiqué 17 - Barcelone, le 22 avril 2009

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 00:01

Communiqué 16 – La côte de Murcia et Valencia

 

 

Des parcs à poissons. L’aquaculture se décline en élevage en mer. Des enclos circulaires entre lesquels des bateaux s’affairent. À quelques encablures des plages, des tonnes de farines animales et d’antibiotiques sont données à manger aux poissons des bassins en milieu ouvert.

Au Sénégal, des mareyeurs me disaient que les Européens achètent ici de quoi alimenter les poissons de l’aquaculture. Cela a pour résultat qu’en Afrique, les gens pêchent tout et n’importe quoi. En Ecosse et en Irlande, la pratique de l’aquaculture en milieu ouvert a eu des conséquences déplorables. Ces élevages, sont situés dans des baies à quelques centaines de mètres des plages touristiques.

 

Chapitre d’Harley Davidson et champion de karting

Le tenancier du King’s of the Road, ressemble à s’y méprendre au chanteur Rod Steward, un chauffeur de groupes de rock. Qui a conduit durant 23 ans des groupes de rock puis 7 ans de repos au soleil de la Costa Blanca. Le Président du Chapitre Harley Davidson et une dizaine de membres débarquent… en voiture. La pluie n’a pas favorisé la sortie et le barbecue prévus. Oui, une Harley électrique, pourquoi pas. Mais, il leur faudra tout de même une réplique du son typique de leur mécanique favorite… peut-être une sonorisation alimentée par un panneau solaire. On peut rêver.

 

Un champion italien de kart vient de recevoir sa coupe. Le VEAH s’immobilise sur le parking du karting. Nous discutons de leur hobby. Certains travaillent dans les énergies renouvelables, le secteur très porteur en Espagne. Ils avouent que ce sport manque un peu de réalisme par rapport à leur occupation. D’autant qu’un kart électrique serait tout aussi performant…

Le VEAH s’engage sur la piste humide du karting… pas assez performant. Les nombreux virages menacent son équilibre. Mais le spectacle semble plaire aux kartistes.

 

Tapas et 220 volt service

Sous une pluie battante, rarement vécue en Espagne à cette saison, le VEAH s’immobilise sous l’auvent d’un bar à tapas à Oliva. Un plat de sèches farcies et de l’électricité pour les batteries du VEAH. Quelques minutes plus tard, un homme débarque et veut me montrer quelque chose. Je le suis chez lui. Dans son atelier, un vélo électrique artisanal. Une batterie de voiture, un moteur électrique sorti d’une Golf, un vieux vtt ressoudé. C’est le résultat d’un pari fait avec un collège ouvrier. Mais, en discutant, on constate que le problème majeur reste le stockage de l’énergie. Les batteries accessibles sur le marché ne permettent pas une autonomie suffisante. Pourtant cela existe. Mais la technologie, n’est pas commercialisée. Le sera-t-elle un jour ?

 

Pneus crevés et fleurs d’oranger

Premier pneu crevé. Malheureusement, il s’agit de la roue arrière. Le lendemain, second pneu crevé l’avant droit. Encore une fois, à cause des yeux de chats de la Nationale. Le diamètre des roues (du 20 pouces) est sous doute un peu réduit par rapport à de tels chocs.

Des kilomètres de vergers d’orange parfument la route de Valence.

 

Valencia, ville de lumières

Entrée dans la ville nouvelle, le musée d’art moderne, le port de l’America’s Cup, des ponts ornés d’étranges monstres ailés… Une ville propre et éclairée comme un château de Disneyland. Une débauche de lumière comme un marché de Noël en plein mois d’avril.

 

 

 

 

 

Xavier Van der Stappen, Valencia, le 20 avril 2009

 

 

-       Communiqué 1 - Sidi Ifni, Maroc, le 11 février 2009

-       Communiqué 2 - Nouakchott, Mauritanie, le 19 février 2009

-       Communiqué 3 - Dakar, Sénégal, le 24 février 2009

-       Communiqué 4 - Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009

-       Communiqué 5 - Ziguinchor, Casamance, Sénégal, le 7 mars 2009

-       Communiqué 6 - Saint-Louis, Sénégal, le 12 mars 2009

-       Communiqué 7 - Koungheul, Sénégal, le 17 mars 2009

-       Communiqué 8 - Saint-Louis, Sénégal, le 21 mars 2009

-       Communiqué 9 - Djawling, Mauritanie, le 25 mars 2009

-       Communiqué 10 - Nouakchott, Mauritanie, le 27 mars 2009

-       Communiqué 11 - Bou Anouar, Mauritanie, le 31 mars 2009

-       Communiqué 12 - Essaouira, Maroc, le 6 avril 2009-04-08

-       Communiqué 13 - Tanger, Maroc, le 12 avril 2009

-       Communiqué 14 - Gibraltar, le 14 avril 2009

-       Communiqué 15 - Almeria, le 17 avril 2009

-       Communiqué 16 – Valencia, le 20 avril 2009

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